21. Chê nedollé, Charles Julien Lioult de. Journal. Entry for 4 February, 1808.

Bocherini [sic]
1808 (4 Février)

Sa musique est enchanteresse. Je n'aime que ce qui est rê vé en musique, et voilà le caractère de la science. Il vous enlève dans une atmosphère de musique, il vous place dans un séjour mystérieux où il vous arrive des sons inconnus et magiques. On croit entendre les vers les plus mélodieux, et respirer à la fois les parfums les plus exquis. Voilà la double sensation qu'il donne. Il vous entoure de vers et de parfums. Il y a, à la fois, dans sa musique, le mélange des parfums et de la poésie. Les motifs ont quelque chose de rê vé et d'inattendu qui transporte l'âme dans un voyage enchanté. Il vous roule et vous berce délicieusement dans sa musique. Il est plus enivrant qu'Haydn. C'est le Racine de la musique.(...) La musique attaque plus vivement les fibres que la poésie. Il y a plus de vague, quelque chose de plus indéfini, de plus aérien. Il y a du ciel dans cette musique-là! Quels accents!


Boccherini.
1808 (4 February)

His music is enchanting. I love nothing but what is dreamy in music, and behold here the character of that science. He carries you off into an atmosphere of music; he sets you on a mysterious sojourn where unknown, magical sounds come to you. One believes one is hearing the most melodious verses, at the same time breathing the most exquisite perfumes. This is the double sensation he gives. He surrounds you with verse and scents. There is at the same time in his music the mixture of perfumes and of poetry. The motifs have something of the dreamy and unexpected which transport the soul on an enchanted journey. He rocks and lulls you deliciously in his music. He is more intoxicating than Haydn. He is the Racine of music.(...) Music seizes upon the fibers more keenly than does poetry. There is something more vague, something more undefined, more airy. There is something of Heaven in this music! What accents!